Fourre-tout et rien

Vendredi 17 juillet 2009
- Publié dans : Fourre-tout et rien
Par SuperGarfield
Bon, il serait temps de s'y remettre, non ?

Ce blog inactif depuis trop longtemps ne doit sa léthargie qu'au fait que je n'ai plus Internet depuis mars, ni le temps d'écrire quelques articles en me connectant depuis le poste d'un ou d'une amie. Si on rajoute à cela le fait que Magicalme n'a pas cru bon de me remplacer dans la rédaction des articles (le filou), cela donne un site aussi vivant que Limoges en hiver (que les Limougeauds me pardonnent, il me fallait une ville rapidement). Mais rassurez-vous, j'ai décidé de reprendre les choses en main, parce qu'il y a trop de concerts qui ont défilé sans qu'aucune critique n'apparaisse ici-bas. Je me contenterai donc de faire un seul article pour une floppée de concerts et spectacles allant de février à avril voire mai, et pour les plus récents, je reprendrai mes bonnes vieilles habitudes des pâtés indigestes qui servent de compte-rendu individuel.

Y'a du boulot !


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Samedi 21 février 2009
- Publié dans : Fourre-tout et rien
Par SuperGarfield


Je viens de faire un tour sur Amazon, m'étant souvenu brusquement que les nouvelles parutions de l'édition Vivaldi approchaient. En effet, le 3 mars, c'est bientôt.
Parmi elles, le troisième volume des Concertos pour violon, joliment intitulé "Il Ballo". La pochette en est superbe, et la distribution plus qu'alléchante. Duilio Galfetti jouera, sous la direction de l'excellent Diego Fasolis dont les réussites Vivaldiennes ne sont plus à prouver.

Je vous le dis, les amis : je suis à fond ! Je suis frétillant d'impatience, le sourire aux lèvres, les mains applaudissant sans que je puisse les contrôler ! Et pourtant, il est un ennemi, un démon que je ne puis empêcher de me sussurrer "Attention, ce n'est pas très raisonnable !" : il s'agit de mon compte en banque. Le salaud. Trois fois à découvert en trois mois. Que s'est-il passé pour que les Ingiusti Numi m'aient retiré toute possibilité de m'abreuver de culture, de musique, d'art, de beauté ? Pourquoi les Cieux m'ont-ils privé de ce qui est, avec la bouffe, ma seule raison de vivre : la dépense à perspective culturelle ? Je dois donc économiser, attendre patiemment que mon compte en banque daigne bien avaler quelque chose (Il faudrait toutefois pour cela qu'on lui propose à manger...), et puis me remettre à nouveau dans le rouge pour le bonheur de mes ouïes délicates et le malheur de ma pauvre mère qui n'a rien fait pour mériter ça. Quant à l'ire de mon banquier, sachez que je ne la crains point, armé que je serai de mes flèches Vivaldiennes !


C'est étrange, parce qu'il fut un temps pas si lointain où je pensais que les Concertos de Violon del Signor A. Vivaldi n'étaient pas sa production la plus passionnante. Oui, je m'ennuyais presque à l'écoute de ces pièces qui, me semblait-il, se ressemblent finalement toutes.
Ah ! jeune imprudent que j'étais ! Oser défier la mémoire illustre de mon idole de toujours ? Le Rouquinou aurait pu me punir ; il a préféré une deuxième chance, en m'envoyant de sa Céleste (ou Infernale, on ne sait toujours pas s'il l'a vraiment conclu, ce pacte avec le Diable !) demeure une seconde chance. Je l'ai saisie, j'ai écouté avec plus d'attention que je ne le faisais habituellement cette musique, et d'un coup, l'évidence : c'est formidable. Pardonne-moi Antonio de mon coeur, tes Quatre Saisons ne sont pas les seuls concertos pour violon de ton corpus a être des chefs d'oeuvre.
Depuis, difficile de me passer de cette production tout à fait à part dans l'oeuvre du Vénitien : sa connaissance étroite de l'instrument lui autorisa tellement de libertés que ces concertos sont sûrement parmi les plus aboutis de l'époque, voire même de tous les temps (n'ayons pas peur des superlatifs : mon pseudo en est un superbe !).

Hélas, le compte en banque, toujours lui, vil, fat, lâche, me nargue : "non, tu ne dois pas utiliser cet argent qu'on t'a gracieusement rajouté en qualité de prêt, et non de cadeau".

Ok, ça va, mon gros, je me consolerai avec les délires du précédent volume... Tu ne perds rien pour attendre.



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Lundi 5 janvier 2009
- Publié dans : Fourre-tout et rien
Par SuperGarfield
Aujourd'hui, il a neigé à Paris. Mais neigé comme il fallait, avec plein de flocons dont la chute n'a pas été interrompue une seule fois. Et ça a tenu, bien évidemment. Moi qui espérais voir Paris sous la neige cette année, j'ai été ravi d'entendre la voix de Judith Chaîne m'annoncer ce matin, alors que j'étais tranquillement blotti sous ma couette en ce jour de rentrée, "Paris a revêtu un manteau blanc". Quelle poète !
Bref, j'ai bien vite pris la décision d'aller me balader dans les rues de la capitale, histoire de passer un bon moment en compagnie de mon appareil photo et des intempéries.
Soyons clair : beaucoup de boue sur les trottoirs, les rendant glissants, rien sur les rues, peu sur les monuments...
En revanche, dans les parcs, sur les bancs, les ponts,... que de blancheur ! Et éclatante, s'il vous plaît ! De la belle poudreuse, qui fait "croc-croc" lorsqu'on y dépose, délicatement ou non, ses pieds. On est tiraillé entre le désir de la ramasser pour vérifier que ce n'est pas de la fausse tant elle a l'air vraie, et celui de laisser  tranquille cette couche de coton, si parfaitement lissée, et d'admirer encore et encore les prouesses de la nature (mais il faut bien avouer que sans gants, ramasser la neige s'avère pour le moins désagréable....).

Le plus agréable moment de mon excursion a sans doute été mon passage au jardin des Tuileries : imaginez ce superbe parc, plat, parfaitement agencé, recouvert d'un épais drap blanc, tandis que des mouettes placides et un canard facétieux se prélassent sur les fontaines complètement gelées... Et partout, ce bruit de neige qui craque sous les pieds. Un régal.




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Lundi 15 décembre 2008
- Publié dans : Fourre-tout et rien
Par SuperGarfield
Chers amis lecteurs de ce blog,

vous ne vous êtes pas trompés : ceci est bien le site de Magicalme et SuperGarfield. Nous en avions simplement marre, de ce design un peu pauvre, presque désuet (et la musique classique n'a pas besoin de ça !), et désespérément terne. Alors le grand nettoyage d'hiver a été fait, les couleurs ravivées (en réalité, complètement transformées !), et comble de la cerise sur le gâteau, l'idée nous est venue d'instaurer une nouvelle "rubrique" !

Etant donné que la fréquence à la laquelle nous allons au concert ou à l'opéra est assez faible, les critiques se font rares ici-bas, ce qui rend notre cher blog un peu moribond, après seulement 4 mois d'existence ! C'est pourquoi nous avons décidé de publier de temps en temps ce qu'on pourrait appeler des "humeurs musicales". Quand l'envie nous prendra, nous écrirons ce qui nous passe par la tête, une réflexion sur la physique quantique, une observation sur le bilan financier de la municipalité d'Aulnay-sous-Bois, ou plein d'autres belles choses toutes aussi passionnantes les unes que les autres ! Ca promet, n'est-ce pas ?
L'idée est d'agrémenter nos essentielles pensées d'extraits musicaux, que ce soit en vidéo ou en simple lien Deezer (puisque visiblement, on peut désormais en mettre), soit qui correspondront à notre humeur du moment, soit qui seront en relation avec le contenu de l'article, et qui dans tous les cas, seront l'occasion de vous faire découvrir, redécouvrir, ou simplement écouter de la musique, que j'espère variée.

Alors, pour inaugurer cette innovation qui s'annonce la plus importante du 21e siècle, voire du 3e millénaire, un hommage à notre nouvel habillage bloguesque, doucement nommé Orange County.
J'avais le choix entre une vidéo de Casimir, un discours du maire Frontiste d'une petite ville méridionale où se déroule un fameux festival, et un concert ayant un rapport avec la Hollande. Surprise des surprises, j'ai choisi la dernière solution : le Concertgebouw d'Amsterdam dans la fin de Petrushka de Stravinski, sous la direction du formidable Mariss Jansons. Bonne journée et bonne écoute !


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Mercredi 6 août 2008
- Publié dans : Fourre-tout et rien
Par magicalme
C'est avec une joie sans borne, et tout de même un peu d'appréhension, que je commence cet article inaugural, moi, humble moitié du créateur de ce blog! Vous aviez sans doute déjà commencé à mettre en doute mon existence! (Après tout, on peut même douter de la réalité , comme le suggèrent les frères Wachowski, grands penseurs de notre temps!)

Ceci constitue ma première expérience blogifique: elle ne sera sans doute pas sans maladresses, mais pas sans améliorations non plus, je l'espère (restons positifs après tout!), étant moi-même animé par l'envie d'écrire, comme l'a rappelé mon co-auteur lorsqu'il a narré précédemment la genese de ce blog.

Un blog, c'est bien beau, quand c'est beau, mais quel en sera le contenu , me demanderez-vous, la pupille brillante et le coeur empli d'espoir. Vous avez déjà eu un petit aperçu avec le grand SuperGarfield, et vous avez donc bien compris que nous ne parlerons pas de lessive en poudre senteur pin ou de répliques en terre cuite de castors empaillés. Néanmoins, mes champs d'investigation seront, je crois, différents de ceux de SuperGarfield, et cela malgré le fait que nous ayons une certaine culture en commun, cinématographique et artistique (pauvre petit violoncelliste que je suis, je partage aussi un peu la culture classique!).
J'aurai donc l'insigne honneur -non exclusif tout de même!- de remplir la rubrique théâtre (en bon littéraire qui se respecte)) de comptes-rendus de mes multiples expériences, théâtrales ou scéniques en général, ainsi que la rubrique de musique, dite "pas classique" dans le monde des connaisseurs, avec mes chroniques de disques emplis de "bip-bip" et de "clong clong" ! Mais tout comme mon cher et tendre, je ne saurai me limiter à ces simples catégories, et la nature de mes écrits sera aussi variable que les conditions météorologique (mais ils seront, j'espère, plus intéressants que la météo marine!).


Comme l'a dit Leibniz en 1662: "Qui vivra verra, sauf s'il est aveugle ou qu'il est mort!"

Bon vent!


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